Séries en cours

France (L1)

  • Marseille : 8 matchs sans défaites

  • Paris S.G : 4 victoires d'affilé

  • Paris S.G : 7 matchs sans défaites

  • Sochaux : 8 matchs sans victoires

  • St-Etienne : 5 matchs sans nuls

  • Lorient : 6 matchs sans victoires

  • Valenciennes : 9 matchs sans nuls

  • Caen : 8 matchs sans victoires

  • A.C Ajaccio : 6 matchs sans défaites

France (L2)

  • Le Havre : 6 matchs sans victoires

  • Nantes : 11 matchs sans nuls

  • Nantes : 11 matchs sans nuls

  • Troyes : 6 matchs sans nuls

  • Bastia : 6 matchs sans nuls

  • Guingamp : 7 matchs sans nuls

  • Le Havre : 6 matchs sans victoires

  • Tours : 8 matchs sans nuls

  • Laval : 7 matchs sans nuls

France (Nat)

  • Niort : 7 matchs sans défaites

  • Rouen : 5 matchs sans nuls

  • Fréjus : 7 matchs sans nuls

  • GFCO Ajaccio : 13 matchs sans nuls

Allemagne (B1)

  • Nuremberg : 10 matchs sans nuls

  • Cologne : 5 matchs sans nuls

  • Stuttgart : 7 matchs sans victoires

  • Hanovre : 7 matchs sans défaites

  • Schalke 04 : 6 matchs sans défaites

  • Dortmund B : 4 victoires d'affilé

  • Dortmund B : 14 matchs sans défaites

  • Kaiserslautern : 10 matchs sans victoires

  • Hertha Berlin : 9 matchs sans victoires

Angleterre (PL)

  • Manchester C : 6 matchs sans nuls

  • Newcastle : 8 matchs sans nuls

  • Wigan : 9 matchs sans victoires

  • Sunderland : 6 matchs sans nuls

Espagne (L1)

  • Bilbao A : 7 matchs sans défaites

  • Seville B : 9 matchs sans nuls

  • Barcelone E : 6 matchs sans défaites

  • FC Barcelone : 7 matchs sans défaites

  • Seville FC : 6 matchs sans victoires

  • Real Madrid : 5 victoires d'affilé

  • Real Madrid : 16 matchs sans nuls

  • Santander : 7 matchs sans défaites

  • R. Saragosse : 13 matchs sans victoires

  • Rayo Vallecano : 8 matchs sans nuls

  • Granada : 7 matchs sans nuls

Italie (S.A)

  • Juventus T : 20 matchs sans défaites

  • Udinese : 6 matchs sans nuls

  • Lazio Rome : 6 matchs sans nuls

  • Genoa : 12 matchs sans nuls

  • Atalanta B : 5 matchs sans nuls

Discussions et débats

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ASM CLERMONT AUVERGNE

TOUR D'HORIZON

Souvent chaotique, frappée du sceau de l'irrégularité et du talent gâché au début du siècle présent, l'ASMCA a pris le bon wagon depuis quelques années, s'imposant comme une force majeure du rugby français, et ce durablement. Le club s'est remarquablement structuré, opérant saison après saison un recrutement souvent judicieux tant au niveau du staff que des joueurs, qui lui a permis de se hisser au niveau de Toulouse ou Paris. Mieux, en termes de jeu, Clermont est devenu une référence. Ce n'est pas la plus mince de ses victoires. Sur l'ensemble des trois dernières saisons, personne n'a marqué plus de points lors de la phase régulière que les Clermontois. Et aucune autre équipe n'a réussi à disputer les trois dernières finales. L'ASM, elle, était présente au Stade de France en 2007 (contre le Stade français), en 2008 (face à Toulouse) et encore en 2009 (contre Perpignan). Une permanence au plus haut niveau absolument remarquable. Mais, car il y a un mais que l'Ovalie hexagonale nomme malédiction, Clermont a perdu ses trois finales.

Il manque donc toujours à ce groupe qui a tout pour lui la consécration ultime, celle qui change pour de bon la dimension d'un club. A l'évidence, Montferrand mérite un Brennus pour l'ensemble de son oeuvre récente. Mais un titre ne se mérite pas. Il se gagne. C'est un cliché, mais il n'y a rien de plus vrai que les clichés. Ces trois derniers étés, la bande à Aurélien Rougerie aurait pu entamer sa reprise avec le statut prisé de championne de France en titre. Au lieu de quoi il lui faut tout recommencer pour gagner le droit de retourner au Stade de France, une fois de plus. Difficile de tourner la page à chaque fois, mais les Clermontois n'ont pas le choix. L'an dernier, ils avaient vécu un début de saison très difficile, avouant que la finale perdu face à Toulouse n'avait pas été digérée. Lionel Faure, une des recrues de l'été 2009, jure ne pas avoir remarqué la moindre trace du dernier échec en date, face à l'Usap. "Ou alors ils le cachent bien", sourit le pilier international. De la faculté de l'ASM à évacuer, réellement, les stigmates du printemps dernier, dépend son début de saison. De sa capacité à devenir aussi forte mentalement qu'elle l'est collectivement dépend l'issue de cette même saison. Car pour le reste, cette équipe a trop de talent pour ne pas être au rendez-vous des phases finales dans neuf mois.

L'OBJECTIF

Est-il vraiment nécessaire de faire un dessin? Quand une équipe vient d'échouer trois fois de suite en finale, son seul objectif est de franchir enfin cette maudite dernière marche. Après son triste triptyque, l'ASM en est désormais à 10 finales perdues dans son histoire. Autant dire que l'objectif est tout trouvé pour la nouvelle saison. Incontestablement, Clermont a les moyens de cette ambition. L'effectif a été peu chamboulé. Parmi les départs importants, on notera ceux de Pierre Mignoni et Laurent Emmanuelli, les deux seuls titulaires à quitter le paquebot auvergnat. Ils sont remplacés par deux internationaux, Morgan Parra et Lionel Faure. Pas mal du tout. Le reste du recrutement va permettre de densifier l'effectif, à l'image du troisième ligne écossais Jason White ou de l'ouvreur samoan Tasese Lavea, issu du Super 14. Cotter a souhaité recruter non seulement des bons joueurs, mais aussi des leaders, à l'image de Parra. En dépit de son jeune âge, l'ancien Berjallien a déjà eu l'occasion de prouver que la pression ne lui faisait pas peur. Au contraire. Fort de ce squad hyper complet devant comme derrière, où les joueurs d'expérience se mêlent aux jeunes prometteurs, l'ASM s'annonce une fois de plus hyper compétitive.

MATCHS AMICAUX :

Biarritz Olympique / ASM Clermont : 40-28
ASM Clermont Auvergne / Glasgow : 12-0

LA STAR: Napolioni Nalaga

Un véritable phénomène. Le supersonique ailier fidjien s'est imposé en l'espace de deux saisons comme la grande attraction du Top 14, dont il a termin\xC3\xA9 meilleure marqueur d'essais en 2008 et 2009. Grâce à ses exceptionnelles qualités de finisseur, sa capacité à résister au premier plaquage, "Naps" donne le tournis à toutes les défenses de France et de Navarre. Il possède un exceptionnel compromis vitesse-puissance jamais vu peut-être à son poste depuis Jonah Lomu. Ses statistiques donnent le tournis. La saison passée, il a claqué 21 essais. Deux bémols, toutefois. Nalaga marque énormément face aux "petites" équipes et aux défenses faiblardes. Mais quand il est bien pris, dans des matches plus tendus, plus serrés, il a souvent du mal à s'exprimer. Ce fut flagrant lors des deux dernières finales. Même s'il a marqué face à Perpignan, il s'est rarement montré menaçant et a touché un minimum de ballons. Par ailleurs, le Fidjien est nettement moins efficace quand il n'a pas le ballon. Défensivement, il doit progresser. Mais Nalaga n'a encore que 23 ans et une marge de progression conséquente devant lui. De quoi effrayer la concurrence, car personne n'aime se retrouver face à ce phénomène.

LE JOUEUR A SUIVRE: Alexandre Lapandry

Malgré son statut de ténor du Top 14, Clermont n'hésite pas à donner sa chance à ses jeunes. L'ASM a bien raison. Elle aurait même tort de s'en priver, car elle possède quelques perles. La plus belle a pour nom Alexandre Lapandry. Annoncé il y a déjà trois ans comme un futur grand du rugby français, le troisième ligne aile n'a pas tardé à se faire une place au soleil en Auvergne. La saison dernière, Vern Cotter a déjà largement fait appel à lui, le titularisant tout de même à 10 reprises. Le Bourguignon, capitaine de l'équipe de France des moins de 20 ans, sait qu'il doit encore s'étoffer physiquement, même s'il aura toujours plus le profil coureur au large que déménageur. Au sein d'une troisième ligne où les tauliers ont tous franchi la trentaine (Bonnaire, Vermeulen, Audebert, White), Lapandry devrait avoir l'occasion de s'exprimer. S'il continue de progresser au même rythme que ces derniers mois, il ne serait même pas étonnant de le retrouver dans la peau d'un titulaire en fin de saison.

LE DEPART QUI FAIT MAL: Pierre Mignoni

Même si le club auvergnat a sans doute trouvé en Morgan Parra son remplaçant idéal (un placement à long terme immédiatement rentable, c'est rare), le départ de Pierre Mignoni laisse un vide du côté de Marcel-Michelin, tant le demi de mêlée était devenu un leader incontournable. Il sera resté six ans à Clermont. Il suffit de comparer ce qu'était l'ASM à son arrivée et à son départ pour mesurer le chemin parcouru. Or, Mignoni fut un des éléments moteurs de la mutation du jeu jaune et bleu. Grand cornaqueur de pack, dynamiseur de jeu, à la fois intelligent et guerrier, Pierrot le filou avait gagné le respect de chacun. Il ne lui aura finalement que ce Brennus pour parachever par un grand succès collectif ses performances individuelles. A 32 ans, il a choisi de retourner dans sa ville, à Toulon. Mais quelque chose nous dit que, désormais, à Clermont aussi il sera toujours chez lui...

MOUVEMENTS

Arrivées: Parra (Bourgoin), White (Sale), Faure (Sale), K.Senio (Castres), Lavea (Chiefs), Wepener (Lions)

Départs: Mignoni (Toulon), Emmanuelli (Toulon), J.Senio (Bourgoin-Jallieu), Alexandre (Biarritz), Combezou (La Rochelle), Etien (Montauban), Garcia (Castres), Mignardi (Biarritz), Lozupone (?)
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STADE TOULOUSAIN

TOUR D'HORIZON

Le Stade toulousain nourrissait de grosses ambitions l'an passé. Mais après une première moitié de saison quasi parfaite, la fin de parcours du club haut-garonnais a laissé un goût amer. Eliminé en quarts de finale de Coupe d'Europe à Cardiff (9-6), Toulouse a dû céder en demi-finale du Top 14 contre Clermont. Et ainsi abandonné son titre de champion de France. Le tout terni encore par un manque d'efficacité criant alors que la formation de Guy Novès est justement réputé pour son brio sur le plan offensif. Et pour une équipe comme celle-ci, finir un exercice sans une ligne supplémentaire au palmarès, ni la moindre finale, est évidemment un échec. Du coup, le message est clair à l'aube de la saison à venir : ne pas revivre cela. "Il y a eu une remise en question totale, de tout le monde, joueurs, entraîneurs et dirigeants , explique Philippe Rougé-Thomas, l'entraîneur des arrières. A Toulouse, on n'aime pas perdre et on sent que les mecs ne veulent pas rester sur le semi-échec de l'an dernier." Pour y parvenir, les Toulousains se sont encore renforcés avec les arrivées de jeunes talents tels que Yann David, Louis Picamoles ou Yoan Maestri.

OBJECTIFS

"Les objectifs sont transparents ici. La première obligation est de faire mieux que l'an dernier et donc de gagner quelque chose ", explique Vincent Clerc. Les choses ont le mérite d'être claires. Comme chaque année, Toulouse vise le titre de champion de France et celui de champion d'Europe. Quoi de plus légitime Mais cette année, les joueurs ont à c&oeligur de faire oublier leur fin de saison décevante de l'an passé. "Nous devons réparer cela. Il faut que l'on redescende sur terre et que l'on travaille dur ", note Maxime Médard, plein de lucidité. Le but sera par conséquent d'aller décrocher un 18e Brennus ou de repartir à la conquête de l'Europe. En effet, les hommes de Guy Novès n'ont plus remporté la H Cup depuis 2005 Cela commence à faire un peu long !


MATCHS AMICAUX

Toulouse / Montpellier : 41-3
Albi / Toulouse : 17-43
Biarritz Olympique / Stade Toulousain : 22-14

LA STAR : Thierry Dusautoir

Bien sûr, l'effectif toulousain regorge de talents et présente donc une pléiade de stars. Mais en une saison, Thierry Dusautoir a encore changé de dimension. Et de statut. Irréprochable tout au long du parcours toulousain l'an passé (même quand son équipe piétinait), il est aussi efficace offensivement que défensivement. Ses performances en club et en sélection en ont d'ailleurs fait le leader naturel du XV de France. Après un Tournoi des 6 Nations dont il fut la principale satisfaction des Bleus, il fut nommé capitaine, en l'absence de Lionel Nallet, pour la tournée de juin. Un rôle qu'il a parfaitement assumé. Déjà co-capitaine à Toulouse, il devrait encore prendre plus de responsabilités cette saison. Sur et en dehors du terrain.

LE JOUEUR A SUIVRE : Louis Picamoles

A 23 ans, Louis Picamoles est considéré comme un des plus grands espoirs du rugby français. En signant à Toulouse, il n'a pas choisi la facilité. Mais le troisième ligne centre international sort d'une saison plutôt décevante et avait besoin de relever un nouveau défi pour franchir un palier. "Mes prestations durant le tournoi des 6 Nations ont été très moyennes, j'ai manqué ma fin de saison en ne jouant pas comme j'aurais souhaité. J'ai stagné, voire même régressé. A Montpellier, j'étais trop bien. Comme dans un cocon, jamais menacé, alors je pense que je me suis un peu perdu". Le staff du XV de France a d'ailleurs déclaré que son transfert à Toulouse était une bonne chose pour lui. Et Picamoles sera confronté à une rude concurrence avec la présence de Shaun Sowerby à son poste. Il en est conscient : "C'est en pleine conscience de ces éléments que j'ai décidé de venir ici. C'est un challenge excitant et pour évoluer, je suis le genre de personnes qui a besoin d'être poussé. J'ai compris que je devais me mettre en danger pour franchir un palier. Or ici, si je me relâche, je n'aurai pas ma place ". A noter que l'ancien Berjallien Yann David, sélectionné chez les Bleus durant le Tournoi 2008 mais qui n'a plus porté le maillot de l'équipe de France depuis, est un peu dans la même situation.

LE DEPART QUI FAIT MAL : Fabien Pelous

Il y a certains départs qui ne seront certainement jamais remplacés. Et c'est sûrement le cas pour Fabien Pelous. A 35 ans, l'homme le plus capé de l'histoire du XV de France (118 sélections) a décidé de raccrocher les crampons. Et c'est un véritable monument qui s'en va du côté de Toulouse. Depuis son arrivée au club en 1997, il a été de toutes les grandes épopées. Trois fois champion de France et deux fois champion d'Europe. Son aura et son expérience en faisaient un leader légitime du vestiaire haut-garonnais. Et force est de constater que sportivement aussi, Fabien Pelous était encore performant. Il a choisi de s'arrêter là. Il laisse évidemment un vide derrière lui. Romain Millo-Chlusky ou Yoan Maestri tenteront de prendre la relève.

MOUVEMENTS

Arrivées : David (Bourgoin) - Picamoles (Montpellier) - Maestri (Toulon) - Johnston (Saracens)

Départs : Gimenez (Biarritz) - Clément (prêt La Rochelle) - Bélie (prêt Montauban) - Raynaud (prêt Montauban) - Ducasse (Dax) - André (Dax) - Mazières (Dax) - Du Toit (SWD Eagles) - Pelous (retraite) Ravouvou, Delpech (fin de contrat Espoirs) - Perugini (Bayonne) -
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STADE FRANCAIS

TOUR D'HORIZON

Le Stade français reste sur deux années chaotiques. Chaotiques, mais pas catastrophiques. Paris a tout de même atteint les demi-finales en 2008 comme en 2009, mais c'est un groupe en fin de cycle qui a été battu par Perpignan en mai dernier dans le dernier carré. Il manquait à ce groupe le supplément d'âme et de volonté qui lui avait permis de remporter un cinquième Brennus en 10 saisons en 2007. Paris avait besoin de changement et certaines figures de proue du club ont quitté la capitale. Non pas en raison d'un défaut qualitatif, bien au contraire, mais parce que Max Guazzini pressentait que l'heure de se séparer était venue. Fabrice Landreau, emblématique entraîneur des avants, est ainsi parti à Grenoble. Côté joueurs, Juan Martin Hernandez, autre élément important des grandes quêtes parisiennes de ces dernières années, a lui aussi quitté le club. Une nouvelle ère s'ouvre peut-être. Avec un budget en hausse (+ 6% pour atteindre 21 millions d'euros) et un recrutement poids lourd, Paris entend retrouver toute sa place au sommet de la hiérarchie. Pour cela, Ewen McKenzie, après une année de découverte, devra poser de manière plus ferme sa patte sur cette équipe. L'entente du manager australien avec Christophe Dominici, en charge des lignes arrières, n'avait pas été parfaite, loin s'en faut. Le staff devra trouver une cohésion, indispensable pour que l'équipe gagne, elle aussi, en cohérence.

L'OBJECTIF

Il est double. Sur le fond, le Stade français veut évidemment reconquérir le Bouclier de Brennus, seul résultat susceptible de rassasier son ambition. Au regard de la dernière décade, l'objectif est évidemment légitime. "A Paris, on ne peut pas se contenter d'arriver en demi-finale, témoigne le revenant Benjamin Kayser. Nos ambitions seront donc bien plus élevées que ça. Au risque de paraître un peu arrogant ou prétentieux, on veut être champion de France et champion d'Europe." C'est dit. Mais Paris doit aussi retrouver une identité collective, une joie de vivre, et de jouer, qui lui ont fait défaut ces derniers mois. L'un n'ira d'ailleurs sans doute pas sans l'autre. Sur le papier, l'effectif a été considérablement renforcé. Surtout devant. Certains postes sont triplés, voire quadruplés, comme au talonnage, où il faudra trouver du temps de jeu pour tout le monde entre Kayser, Szarzewski, Blin et Sempéré. La troisième ligne est également exceptionnellement dense. Globalement, le huit de devant a tout pour redevenir dominateur. En revanche, quelques doutes subsistent derrière. Il y a du talent, de la complémentarité, mais la profondeur d'effectif est faiblarde par rapport au pack. Que se passera-t-il, par exemple, si Lionel Beauxis se retrouve sur le flanc? Malgré ces réserves, si le Stade français retrouve une forme d'unité et un esprit conquérant, il peut faire très mal et viser très haut.

MATCHS AMICAUX :

Stade Français Paris / Grenoble : 24-21
Bourgoin / Stade Français : 20-20

LA STAR: James Haskell

Son transfert, de notre côté de la manche, n'a pas créé le même engouement médiatique que celui de Jonny Wilkinson à Toulon. Mais pour nos amis anglais, voir James Haskell quitter les Wasps pour rejoindre le Top 14 fut un choc terrible. Presque une trahison, de la part de ce jeune international de 24 ans, appelé à devenir un des leaders du XV de la Rose d'ici la Coupe du monde 2011. Le Stade français a su tirer parti de la crise économique qui touche les clubs anglais pour attirer ce troisième ligne aile aux mensurations avantageuses (1,93m pour 115 kilos), qui va donner une nouvelle dimension athlétique au pack parisien. Sans doute une excellente affaire, donc. Vexé, Martin Johnson, le sélectionneur anglais, ne l'a pas retenu dans sa liste d'une trentaine de joueurs sur lesquels il compte pour la saison à venir. Haskell aura à coeur de prouver au patron du XV d'Angleterre qu'il a eu tort. Motivé comme jamais, le flanker a impressionné son coach Ewen McKenzie lors des tests physiques d'avant-saison. Cela promet...

LE JOUEUR A SUIVRE: Julien Dupuy

Un des meilleurs joueurs français de la saison écoulée, tout simplement. Julien Dupuy brûlait d'avoir sa chance dans un grand club français. Barré par Yachvili à Biarritz, il est allé forcer son destin du côté de Leicester, en Angleterre. Devenu un joueur majeur des Tigers, Dupuy a également gagné sa place en équipe de France. C'est donc un joueur en pleine bourre et en pleine ascension qui débarque au Stade français. Il se sait attendu au tournant. "C'est à moi de prouver que je ne suis pas l'homme d'une seule saison et que je peux me maintenir au niveau qui était le mien à Leicester ", explique le nouveau demi de mêlée parisien. Si tel est le cas, le Stade français tient peut-être un des patrons qui lui a parfois manqué l'an dernier. Il récupère également, accessoirement, un buteur de premier choix, ce qui ne gâte rien.

LE DEPART QUI FAIT MAL: Juan Martin Hernandez

Considéré comme un des meilleurs joueurs du monde, Juan Martin Hernandez a quitté Paris et le Top 14. El Mago n'enchantera plus le public de la capitale. L'envie n'était plus là chez l'Argentin. Et c'était visiblement réciproque... Son départ laisse un vide. Il prive le Stade français de son talent mais peut-être plus encore de sa polyvalence, car sa faculté à jouer arrière, centre ou ouvreur était précieuse sur la durée d'une saison, où les aléas (blessures, méformes, matchs internationaux) sollicité justement la faculté d'adaptation des joueurs. Sans Hernandez, Paris n'a plus qu'un seul véritable ouvreur. Idem au poste de 15. Reste que la dernière saison d'Hernandez n'avait pas franchement été à la hauteur de sa réputation. Loin de là, d'ailleurs. Le magicien n'avait plus que quelques tours dans son sac et ne les a sortis que trop rarement. Le JMH d'il y a deux-trois ans est irremplaçable. Celui de l'année dernière, nettement moins. Mais on ne peut se réjouir quand un tel personnage déserte le Championnat de France.

MOUVEMENTS

Arrivées: Gerber (Bulls) - Kayser (Leicester) - Haskell (Wasps) - Palmer (Wasps) - Southwell (Edimbourg) - Phillips (Newcastle) - Dupuy (Leicester) - Weber (Lyon)

Départs: Hernandez (Sharks) - Corleto (retraite) - Landreau (Grenoble) - Glas (retraite) - Albouy (Castres) - Saubade (Racing-Metro) - Auradou (retraite) - Charlon (Pau) - Correia, Vainqueur (Albi) - Pichot (retraite) - Valançon (Bordeaux-Bègles) - Bouhraoua (Béziers) - Simutoga (La Rochelle)- Jeanjean - Montanella (Aix)
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BIARRITZ OLYMPIQUE

TOUR D'HORIZON

"Dans ma tête en tout cas, tout repart de zéro" prévient le pr\xC3\xA9sident Serge Blanco, "je me retrouve dix ans en arrière, quand je prenais la présidence du club pour la première fois. Avec du vécu en plus, celui de trois titres et d'une finale de H Cup. Mais aussi avec cette excitation de croire en un nouveau projet, autour d'hommes neufs." Biarritz, absent des demi-finales depuis deux saisons, a décidé de se lancer dans une opération reconquête. Pour cela, l'équipe dirigeante a voulu renouveller son effectif en misant sur la jeunesse. "Nous avons constitué cette nouvelle équipe, quitte à laisser partir des joueurs que beaucoup considéraient comme importants", reconnaît d'ailleurs Blanco qui n'est pourtant pas inquiet : "Je crois beaucoup en Paul Couet-Lannes, Yann Lesgourgues, Raphaël Lakafia. Là encore, je me retrouve dix ans avant, quand notre équipe n'était formée que de parfaits inconnus." Toutes les jeunes recrues vont amener leur enthousiasme à un groupe qui est tout de même en confiance après plusieurs performances intéressantes dans les derniers mois de l'exercice précédent.

OBJECTIFS

"Je veux qu'on se qualifie dans les deux tableaux", prévient Serge Blanco, "Un quart de finale de Coupe d'Europe et un barrage me paraissent être les ambitions minimales au vu de la qualité de notre effectif. On a les éléments pour faire quelque chose de très bien cette saison". Le BOPB, qui n'a plus joué un match éliminatoire depuis deux saisons, a envie de retrouver le parfum des phases finales.

MATCHS AMICAUX :

Biarritz Olympique / Section Paloise : 38-10
Biarritz Olympique / ASM Clermont : 40-28
Biarritz Olympique / Stade Toulousain : 22-14

LA STAR : Iain Balshaw

Champion du monde en 2003 avec l'Angleterre, l'arrière ou ailier Iain Balshaw était un élément inconstestable du quinze de la Rose au début de la décennie lorsque les Anglais dominaient la planète ovale. Joueur emblématique de Gloucester, il a été recruté pour sa vitesse mais aussi pour encadrer, avec Damien Traille, une ligne de trois-quarts relativement jeune.

LE JOUEUR A SUIVRE : Valentin Courrent

Après une saison gâchée par une blessure aux adducteurs, Valentin Courrent peut quasiment être considéré comme une recrue pour le BOPB. L'ancien ouvreur de Toulouse sera un concurrent sérieux pour Julien Peyrelongue puisqu'il offre des nouvelles possibilités pour le staff technique biarrot car leurs deux ouvreurs n'évoluent pas sur le même registre. Avec une ligne arrière qui semble avoir gagné en vitesse, Valentin Courrent a une belle carte à jouer.

LE DEPART QUI FAIT MAL : Jacques Cronjé

Il faisait partie des cinq joueurs les plus utilisés la saison dernière avec quasiment 1500 minutes de jeu. Il était aussi le Biarrot le plus étoilé au classement des étoiles Midi Olympique. Pourtant l'international sud-africain est parti sans faire de bruit, en toute simplicité. Il a décidé de poursuivre son aventure française avec le Racing-Metro et le BOPB n'a pas vraiment insité pour conserver son numéro huit.

MOUVEMENTS

Arrivées : Mignardi (Clermont) - Taele (Overmach Parme) - Faure (Castres) - Lakafia (Grenoble) - Terrain (Castres) - Erinle (Leicester) - Barozzi (Auch) - Fior (La Rochelle) - Balshaw (Gloucester) - Alexandre (Clermont) - Gimenez (Toulouse).

Départs : Thiery (Montpellier) - Noirot (Racing-Metro) - Cronje (Racing-Metro) - Som (La Rochelle) - Masi (Racing-Metro) - Cabannes (Castres) - Dridi (Leeds) - Fa'afili (Leeds) - Pretorius (Dax) - Couzinet (arrêt)- Bourrust (Perpignan).
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CA BRIVE CORREZE

TOUR D'HORIZON

Lors de la saison 2008-2009, Brive a réussi son pari en arrachant une place qualificative pour la Coupe d'Europe. Même si les Corréziens ont dû batailler jusqu'à la dernière minute de la dernière journée, ils sont parvenus à leur fin. C'était capital pour la progression d'un club qui veut se donner les moyens de jouer un rôle plus important dans le Top 14. La sixième place obtenue (et donc un billet d'entrée pour la H Cup) a ainsi prouvé que le CABCL était en pleine évolution et elle a aussi permis d'attirer de nombreux joueurs lors de la dernière intersaison. Des renforts de poids puisque les Brivsites vont pouvoir s'appuyer sur stars mondiales comme Riki Flutey, Jamie Noon ou encore l'ancien ailier des Chiefs de Waikato Viliame Waqaseduadua. Ayant réussi à conserver un paquet d'avant de très haut niveau, le recrutement apparaît intéressant puisque les forces des Corréziens devraient s'équilibrer avec une ligne de trois-quarts qui, sur le papier, va apporter de sérieuses garanties. Les autres clubs du Top 14 ne s'y trompent et ils se méfient de la formation de Laurent Seigne pour cette saison.

OBJECTIFS

Brive veut s'installer comme une valeur sûre du Top 14. Les joueurs d'Ugo Mola et de Christophe Laussucq devront au minimum terminer dans les six premiers du championnat. Une place qui assurerait la présence des Corréziens en H Cup et elle permettrait d'entrevoir les demi-finales du Top 14. Le club, qui a été champion d'Europe en 1997, a aussi des ambitions sur la scène continentale et veut accrocher un billet pour les quarts de finale. Le défi est osé puisque le tirage au sort des poules n'a pas vraiment été favorable au CABCL qui devra affronter la province irlandaise du Leinster, championne d'Europe en titre. Les London Irish et les Scarlets de Llanelli seront aussi de redoutables adversaires.

MATCHS AMICAUX :

RCToulon / CA Brive : 9-3
Brive / Montauban : 27-26
Brive / La Rochelle : 5-9

LA STAR : Riki Flutey

Originaire de Nouvelle-Zélande, Riki Flutey est devenu une star du rugby mondial depuis sa première sélection avec l'équipe d'Angleterre. Ancien joueur des Wasps, il est devenu indispensable au quinze de la Rose en seulement dix sélections. Rapide, puissant, technique, dur à l'impact, il possède toutes les qualités du trois-quarts centre moderne. Un potentiel et un talent qui lui ont permis de prendre part au sein du squad des Lions britanniques et irlandais lors de la dernière tournée en Afrique du Sud. Avec Flutey, Brive compte dans ses rangs une arme redoutable.

LE JOUEUR A SUIVRE : Viliame Waqaseduadua

Son arrivée est quasiment passée inaperçue après l'annonce des signature de Flutey et Noon. Et pourtant Viliame Waqaseduadua n'est pas un joueur lambda. Il arrive directement des Waikato Chiefs, la province néo-zélandaise qui est parvenue à se hisser en finale du dernier Super 14. Malheureseuement, Waqaseduadua sort d'une saison blanche en raison d'une vilaine blessure à une épaule. Avant cet incident de parcours, il formait la doublette d'ailiers avec l'international néo-zélandais Sitiveni Sisivatu. Le néo-briviste est un joueur imprévisible avec des appuis terribles et il est devenu une référence sur la scène mondiale du rugby à 7. Reste à savoir comment il va s'adapter à sa nouvelle vie en France et au jeu un peu moins fantasque du Top 14.

LE DEPART QUI FAIT MAL : Johan Van Zyl

Le deuxième ligne sud-africain a décidé de prendre sa retraite. Combattant de l'ombre, il était un rouage essentiel du paquet d'avant corrézien la saison dernière. Au club depuis 2005, le joueur, qui a notamment évolué aux Sharks et aux Stormers, avait aussi la confiance des entraîneurs et de ses partenaires puisqu'il était le co-capitaine.

MOUVEMENTS

Les arrivées : Flutey (Wasps) - Zimmerman (Bourg-en-Bresse) - Garcia (la Rochelle) Uys( Narbonne) - P.Barnard (Wasps) - Noon (Newcastle) - Waqaceduadua (Waikato Chiefs) - Perry (Bristol) - Ribes (Toulon).

Les départs : Capdevielle (Gloucester) - Van Zyl (retraite) - Cohen (Sale) - Djoudi (Toulon) - Jaulhac (prêt prolongé à l'Union) - V.Liebenberg (SWD Eagles) - Balan (Dax) - Pelissié (Grenoble pret) - B. Davies (Ospreys) - Mickelwood (Newcastle) - Johnston (Newcastle) - Manta (Valence d'Agen) - L. Davies - Ligairi - Hufanga - Buys - Beco - Hughes - Oliveirinha.
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AVIRON BAYONNAIS

TOUR D'HORIZON

La saison passée fut longtemps celle de toutes les satisfactions pour l'Aviron, avant de se terminer sur une énorme frustration. A la différence particulière, Bayonne a dû se contenter de la 7e place, laissant la 6e, synonyme de qualification européenne, à Brive. Une vraie déception, car jusqu'à deux journées de la fin du Top 14, les Basques n'avaient pas quitté les places européennes. Auteur d'une énorme première moitié de championnat (2e après 11 journées), Bayonne n'a pu tenir ce rythme face à Biarritz ou Brive, partis sur des bases moins élevées mais tellement plus frais en fin de saison. Néanmoins, 2009 restera l'année qui a vu l'Aviron changer de catégorie. Lors des quatre précédents exercices, les Ciel et Blanc n'avaient jamais joué le haut du tableau de la sorte, n'assurant leur maintien qu'à l'ultime journée. Le club s'est structuré, renforcé, et a franchi un palier avec Richard Dourthe au poste de manager et l'arrivée d'un leader comme Rémy Martin. Cette année, le groupe parait encore mieux armé. Bayonne est dans le sens de la marche. Il reste maintenant à s'ancrer durablement dans la première moitié du classement avant de passer un nouveau cap pour se rapprocher des quatre ou cinq meilleurs clubs français. Ce sera le défi de l'Aviron dans les années à venir. Pour aller plus haut, il lui faudra aussi se montrer plus compétitif face aux ténors, contrairement à la saison passée.

L'OBJECTIF

Il est double. D'abord confirmer la montée en puissance opérée la saison dernière. Ensuite, essayer de faire un tout petit peu mieux, pour ne pas partir en vacances avec un goût d'inachevé, comme au printemps dernier. Il suffirait aux Bayonnais de franchir une marche dans la hiérarchie pour les rendre heureux. Ils veulent clairement terminer parmi les six premiers, afin de disputer les phases finales et de se qualifier pour la Coupe d'Europe. Pour y parvenir, l'Aviron a tenté de cibler ses lacunes, et de les combler. Première observation du staff, l'effectif n'était pas assez dense. Le XV type, très compétitif, n'a pas assez tourné et s'est épuisé au coeur de l'hiver. Sans toucher aux forces vives de son groupe, Bayonne l'a étoffé en recrutant à des postes clés des joueurs de qualité. Deux piliers de renom, Perugini et Boyoud, le demi de Mont-de-Marsan Benât Arrayet, le centre castrais Lionel Mazars, le talonneur samoan d'Agen, Ace Tiatia, et enfin le deuxième ligne All Black Ross Filipo. De quoi présenter un pack plus dense et de faire souffler quelques cadres au fil des semaines. L'Aviron avait par ailleurs impérativement besoin d'un buteur. Trop de points ont été laissés en route l'an dernier. Pour y remédier, Richard Dourthe, expert en la matière, compte sur Arrayet, véritable métronome en la matière. Avec un effectif plus dense et une efficacité supérieure, Bayonne tient peut-être les deux maillons manquants de sa chaine...

MATCHS AMICAUX

Bayonne / Brumbies : 37-21
Bayonne / Ulster : 17-10

LA STAR: Rémy Martin

Ce fut un des transferts de l'intersaison 2007/2008. Manifestement, Bayonne ne s'était pas trompé en débauchant Rémy Martin au Stade français. Estimant ne plus bénéficier du temps de jeu et de la reconnaissance qu'il méritait dans la capitale, le troisième ligne aile international a été séduit par le projet basque. Promu d'emblée capitaine, Martin s'est affirmé comme un vrai leader, un chef de meute idéal. Auteur à titre personnel d'une excellente saison, il n'a jamais failli dans son rôle de moteur. Epanoui au Pays Basque comme s'il avait toujours vécu ici, Martin s'est sans doute installé là pour un bon moment. Ni lui ni son club n'aurait l'idée de s'en plaindre.

LE JOUEUR A SUIVRE: Benat Arrayet

106 points en 11 matches. Benat Arrayet avait réussi un début de saison tonitruant avec Mont-de-Marsan l'an dernier. Puis ce fut le brutal coup d'arrêt. Une sévère blessure à l'épaule a obligé le demi d'ouverture landais à mettre un terme à sa saison prématurément. Mais Arrayet au le temps de taper dans l'oeil de certains. Résultat, le voici prêt à rebondir du côté de Bayonne. L'Aviron espère tenir en lui le buteur fiable qui lui a fait défaut par moments en 2008-2009. Il lui faudra néanmoins retrouver tous ses moyens physiques... et s'adapter à ses nouvelles fonctions puisque Bayonne a dans l'idée d'utiliser cet ouvreur de formation au poste de demi de mêlée. Un défi qui ne l'effraie pas. "Jouer demi de mêlée c'est un poste qui me plaît, nous a-t-il confié cet été. Je n'ai pas d'à priori à occuper cette place, je n'y vais pas en reculant. J'ai passé sept mois sans jouer, il faut que je me remette au niveau, que je travaille les bases avant de penser au reste. Ma priorité c'est de me fondre dans le groupe, et d'être à la hauteur des autres."

LE DEPART QUI FAIT MAL: Andrew Springgay

A vrai dire, sur le papier, aucun départ ne constitue une perte spécialement lourde au plan sportif. Parmi tous les joueurs qui ont quitté l'Aviron cet été, aucun n'était un titulaire indiscutable la saison dernière. Citons tout de même Andrew Springgay, qui fut un pion important de l'équipe en deuxième ligne depuis son arrivée en provenance de Narbonne, en 2007. Mais autant le géant anglais avait beaucoup joué la première année (21 matchs dont 15 titularisations) au point, d'être sélectionneur avec l'Angleterre A, autant il était barré la saison dernière par la doublette Linde-Tewhata, n'étant titularisé qu'à deux reprises en Top 14. Il a rejoint le SU Agen à l'intersaison.

MOUVEMENTS

Arrivées: Filipo (Crusaders) - Boyoud (Dax) - Mazars (Castres) - Tiatia (Agen) - Arrayet (Mont-de-Marsan) - Perugini (Toulouse)

Départs: Bergez (arrêt) - Garbajosa (arrêt) - Springgay (Agen) - Larrechea (?) - Howard (Aix) - Massabeau - Fiorini, Etchegarray et Tilloles (Mont-de-Marsan) - Maillard - Cortese - Acebes (Auch) - Geldenhuys
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MONTPELLIER HRC

TOUR D'HORIZON

Montpellier ou la folie des grandeurs c'est bien fini, pour le moment en tout cas. La secousse sismique ressentie la saison dernière du côté du Manoir a laissé des traces. Rappel : Philippe Deffins débarque en tant que nouveau président en décembre 2008, d'entrée il annonce un projet ultra ambitieux pour le club, et ne cache pas ses objectifs : jouer les premiers rôles dans le Top 14 et gagner le championnat d'ici trois ou quatre saisons ! Pour étayer ses déclarations tapageuses, Deffins s'appuie sur l'arrivée de recrues prestigieuses, Nallet, Chabal, Audrin Il parvient même à séduire et à convaincre les quatre fantastiques (Ouedraogo, Tomas, Trinh-Duc, Picamoles) de rester au club. Résultats des courses : sur le terrain, les résultats sont en parfait décalage avec le discours du néo-président. Début 2009, le MHR encaisse coup sur coup deux sévères défaites face à Toulouse (34-0) et Clermont (30-3). A cela vient s'ajouter un scandale financier. Deffins se dit "trahi", et un mois à peine après son arrivée, il démissionne. En pleine saison, Didier Nourault est débarqué, une équipe intérimaire est mise en place, avec Denis Navizet en tant que manager général, et le duo Didier Bés, Jean-Philippe Lacoste comme entraineurs. Bref c'est la crise, la fin de saison est décevante, tout est remis en question. Dans la tempête, Picamoles s'envole pour Toulouse.

MATCHS AMICAUX

Toulouse / Montpellier: 41-3
Montpellier / Sale Sharks : 12-5
Leicester Tigers / Montpellier : 19-24
Narbonne / Montpellier : 17-25

OBJECTIF

L'équipe dirigeante installée à mi-saison a été maintenue dans ses fonctions. Une décision prise dans un souci de stabilité, et afin de ne pas perturber plus le groupe. C'est donc sur la pointe des pieds que le MHR se présente dans ce Top 14 2009-2010. L'heure n'est plus aux ambitions démesurées, on est manifestement redescendu sur terre et la prudence semble être de mise. Tout le monde est à l'évidence dans l'expectative quant aux potentialités réelles du groupe, comme en attestent les propos de Fulgence Ouedraogo: "On sait que ce sera une saison compliquée pour tout le monde, il ne faudra pas craquer. On va voir dans la difficulté le vrai caractère de cette équipe." L'intersaison s'est révélée plutôt encourageante. Si le démarrage a été laborieux avec une large défaite contre Toulouse, l'équipe a ensuite redressé la barre en remportant le challenge Vaquerin et signant deux victoires de rang face à Sale, puis à Leicester, champion d'Angleterre. Toutefois, dans ce championnat plus serré que jamais, le MHR va être en quêtes de certitudes : "On mesure l'ampleur de la tâche, il nous reste beaucoup de chemin à parcourir pour être au haut niveau" , déclare Lacoste réaliste. L'humilité retrouvée, l'objectif numéro un visé cette saison sera le maintien. Une place de 12e conviendrait à tout le monde.

LA STAR : Fulgence Ouedraogo

C'est une star, certes, mais le troisième ligne est bien plus que ça. Capitaine incontournable de cette formation montpelliéraine, il est un élément clé du collectif héraultais. Véritable leader sur le terrain, il montre la voie à ses hommes, son rendement exemplaire et son mental de guerrier en font un modèle qui pousse l'équipe vers l'avant. Bien que jouant dans une équipe en déroute totale, il est parvenu à tirer son épingle du jeu, et Marc Lièvremont lui a renouvelé sa confiance lors du Tournoi, mais aussi pour la tournée dans l'hémisphère sud. Et il est d'ailleurs une des grandes satisfactions de ce XV de France, dont il est en train de devenir un cadre, même si il conserve son humilité : "Je sais que personne n'est à l'abri en équipe de France, personne n'a une place garantie. Donc forcément, le but est de continuer à faire des efforts, de se battre pour y rester, et surtout ne pas s'arrêter à une performance qui a soi-disant donnée satisfaction. Le match d'après peut tout remettre en question." Bien que très convoité, il a choisi de rester à Montpellier. Un bon coup pour le club, son expérience du haut niveau sera un bonus significatif pour son équipe. Fufu justifie sa décision : "Je suis très attaché à cette ville. J'ai grandi ici. Sur le plan sportif, le potentiel de cette équipe a été un des éléments importants dans ma décision, j'y crois profondément."

LE JOUEUR A SUIVRE : Mickaël De Marco

Un pur joueur du cru. Le jeune deuxième ligne, âgé d'a peine 20 ans mais présentant déjà une dimension physique de haut niveau (1,97m pour 118kg), a été formé au club. International des moins de 20 ans lors de la Coupe du monde au Japon, il est annoncé comme une des grandes révélations et devrait suivre le sillage tracé par ses co-équipiers qui ont explosé au haut niveau, à l'instar de Trinh-Duc ou Picamoles. S'il n'a joué qu'un seul match la saison dernière avec les séniors, la signature de son premier contrat pro et l'accumulation de temps de jeu dans l'élite devrait lui permettre de s'épanouir et de donner toute sa dimension.

LE DEPART QUI FAIT MAL : Louis Picamoles

Il avait dans un premier temps annoncé qu'il resterait à Montpellier, mais c'était sous l'ère Deffins, qui a, comme on le sait, fait long feu. Le troisième ligne international s'est donc retracté, et s'est engagé avec Toulouse, qui avait fait de son recrutement une priorité, dixit Guy Novés. C'est dire si le joueur présente un potentiel de très haut niveau. Peur-être trop pour qu'il imagine son accomplissement sportif à Montpellier. Un départ de poids dans l'effectif de Montpellier qui va souffrir de son absence. Même si il s'est montré moins à son avantage la saison dernière, montrant quelques signes d'usure, de stagnation. Toulouse va être l'occasion pour lui de se relancer : "C'est un challenge excitant et pour évoluer, je suis le genre de personnes qui a besoin d'être poussé. J'ai compris que je devais me mettre en danger pour franchir un palier. Or ici, si je me relâche, je n'aurai pas ma place."

MOUVEMENTS

Départs : Thiery (Biarritz) - Figallo (Jockey de Salta) - Giraud (Mont-de-Marsan) - Matadigo (Auch) - Chkaidze (Racing-Metro

Arrivées : Picamoles (Stade toulousain) - Chouchan (Béziers) - Baïocco (Racing-Metro) - Welsh - McHugh - Bottini - Uva (Portugal)- Lubbe
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MONTAUBAN GTXV

TOUR D'HORIZON

"Nous allons pouvoir travailler dans la tranquillité" , concède Matthew Clarkin, soulagé. C'est le calme après la tempête dans le Tarn et Garonne. La crise qui a secoué la direction du club l'an passé est désormais un mauvais souvenir. Le club vit un tournant de son histoire et retrouve une sérénit\xC3\xA9 qui lui a largement fait défaut lors de la saison précédente. En novembre dernier, Patrick Vianco est nommé président, il est le troisième en six mois. Il prend les commandes avec le désir de créer un peu de stabilité dans l'édifice, qui en a bien besoin. En effet, dans un tel marasme au niveau des instances dirigeantes, développer un projet sportif cohérent et placer les joueurs dans de bonnes dispositions sur le terrain a pris des allures de mission impossible. C'est un véritable défi qu'ont relevé les entraîneurs qui tant bien que mal, ont fait preuve d'une certaine réussite. Il faut saluer la 8e place acquise par le groupe malgré tout ce remue ménage, qui témoigne d'une grande force mentale collective. Le contexte aura aussi été rendu particulier par l'annonce dès décembre du départ du duo Labit-Travers pour Castres. Une fin de saison en forme de baroud d'honneur pour les deux hommes qui ont beaucoup donné au club. Ils sont remplacés par Marc Raynaud, qui met un terme à sa carrière de joueur, et Sébastien Calvet.

OBJECTIFS

Le club démarre cette saison avec un budget en baisse (environ 2 millions de moins, autour de 10,3 millions), un nouveau staff et certains de ses joueurs cadres qui ont filé chez le voisin tarnais. Suite à ces profonds changements, et compte tenu du resserrement du niveau dans le championnat, le MTG ne pourra pas rêver à toucher les étoiles. Le club sait que cette saison, sa quatrième en top 14 risque bien d'être la plus dure qu'il ait connue, et qu'il va falloir serrer les rangs, et les dents. "Cette année notre objectif sera la stabilité. Nous voulons asseoir notre place en Top 14", admet le troisième ligne Matthew Clarkin. Voilà, l'objectif visé sera donc tristement réaliste pour ce club qui a joué la H Cup la saison passée, et qui a bien failli faire un coup face au Munster. Un mot d'ordre, avant tout et surtout, le maintien. Tout le monde au club se contenterait pour cette saison, qui sera bien celle de tous les dangers, d'une place dans le bas du tableau, comme l'exprime le président Vianco : "Notre ambition est de terminer entre la dixième et le douzième place et de pérenniser les finances". Il faudra préserver les acquis, c'est à dire perpétuer la tradition qui veut que Sapiac reste une place très difficile à prendre, et qu'on n'y gagne pas sans faire de sacrifices.

MATCHS AMICAUX :

Narbonne / Montauban : 3-32
Brive / Montauban : 27-26
Montauban / Leeds : 28-12

LA STAR : Vilimoni Delasau

L'ailier fidjien a vu sa fin de saison contrariée par une blessure à l'épaule et n'a pas pu briller autant que son compatriote Napolioni Nalaga, meilleur marqueur d'essais du championnat. Et pourtant le début de saison a été marqué par leur lutte amicale pour décrocher le maillot jaune du meilleur marqueur. Les deux phénomènes se sont talonnés pendant près de la moitié du championnat, Delasau démontrant toutes ses qualités de relanceur et marquant quasiment un essai par match. Pourtant, son compteur va rester bloqué à dix, alors que celui de Nap's va exploser. La seconde partie de saison le verra moins décisif, presque transparent. Il est néanmoins un des joueurs clé de l'effectif montalbanais, et le véritable chouchou du public de Sapiac. Il devra pour l'exercice à venir se montrer plus régulier et être capable de prolonger son effort sur l'ensemble de la saison.

LE JOUEUR A SUIVRE : Julien Audy

Véritable espoir de cette équipe, le jeune demi de mêlée est en pleine ascension. Cela n'a pas échappé au comité de sélection français qui l'invite en juin dernier à participer à la Coupe des nations avec France A en Roumanie. C'est donc avec un regain d'expérience international qu'il se présente dans le championnat cette saison. Un bonus non négligeable. Vif, rapide, très dynamique dans ses transmissions, il suit une progression constante et logique qui devrait lui permettre de gagner sa place de titulaire au détriment de Petre Mitu. En tout cas, il a la confiance des entraîneurs qui voient en lui le futur patron de la mêlée.

LE DEPART QUI FAIT MAL : La colonie castraise

Ce n'est pas un mais plusieurs départs capitaux qu'a accusé le club. En effet, si le duo Labit-Travers a pris la direction du Tarn, il n'est pas parti les mains vides. Et c'est les bagages lourdement chargés que les deux Laurent sont arrivés au CO. Pas moins de quatre joueurs montalbanais ont décidé de les suivre dans leur nouvelle aventure. Et pas des moindres : le centre ou ailier Yoan Audrin, les troisième lignes Yannick Caballero et Ibrahim Diarra, et le deuxième ligne Matthias Rolland. Montauban devra prouver qu'il a su se relever du départ de ces figures emblématiques, et que la prise d'air castraise n'a pas été pour eux un coup d'arrêt, mais plutôt l'occasion de prendre un nouveau départ.

MOUVEMENTS

Départs : Travers (entr., Castres) - Labit (entr., Castres) - Caballero (Castres) - Audrin (Castres) - Rolland (Castres) - Diarra (Castres) - Raynaud (entraîneur) - Fortassin (Racing-Metro) - Soldan (Valence d'Agen) - Raynaud (entr.) - Avramovic (Arg.) - Traversa (La Seyne).

Arrivées : M. Raynaud (entr.) - Calvet (entr.) - J. Raynaud (prêt Toulouse) - Bélie (prêt Toulouse) - Etien (Clermont) - Campos (Clermont-Ferrand) - Koffi (Dax) - Henderson (Ecosse) - Lozupone (Clermont).
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CASTRES OLYMPIQUE

TOUR D'HORIZON

Le CO, ancienne gloire de l'élite, peine à retrouver son statut. Après une saison 2007-2008 prometteuse, les Castrais ont déçu lors du dernier exercice. Et pourtant du potentiel il y en avait dans cet effectif tarnais. C'est tout simplement une saison chaotique pour le club, qui a accumulé les contre-performances à domicile ainsi que la malchance, si bien qu'à mi-championnat, le club ne pouvait ambitionner autre chose que le simple maintien. Un maintien qui sera finalement décroché lors des ultimes journées du championnat. Sauvé in extremis, le CO termine 12e. Mais le mal est entré au Lévézou. "Plus jamais ça" semble être le message. Un grand nettoyage de printemps s'est organisé à l'intersaison : après le départ du président Pierre-Yves Revol pour la Ligue, et son remplacement par Swiadek, exit Alain Gaillard, le directeur sportif, et le duo de Montauban Labit-Travers est appelé à la rescousse. Ils débarquent avec une colonie montalbanaise dans les bagages. Bilan des opérations : 16 départs, 11 arrivées, le groupe se trouve largement remanié. La greffe va t-elle prendre ? En tout cas, la victoire face à Leicester, champion d'Angleterre, en match amical, est encourageante.

L'OBJECTIF

"Surtout ne pas revivre une saison comme l'année dernière !" , voilà le mot d'ordre que l'on se fait passer dans l'effectif tarnais. Afin de conjurer le mauvais sort ? On peut dire que du côté du staff, l'heure est à la discrétion et à l'humilité en ce qui concerne les ambitions, conscients que ce sera "un championnat compliqué" et qu' "il reste encore beaucoup de travail", dixit Laurent Labit. Bref, le CO, prudent, aborde cette saison sur la pointe des pieds et attend de se faire une idée après les premiers matchs pour afficher peut-être plus de velléités. Pour l'heure, le club va chercher à bien figurer, à s'éloigner de la maudite zone rouge, pour accéder au ventre mou du championnat, et qui sait, l'appétit venant en mangeant, peut-être qu'une place européenne pourrait se profiler. Or aujourd'hui, être européen signifie jouer les barrages pour les demi-finales. Une ambition qui semble toutefois difficile à viser pour l'instant.

MATCHS AMICAUX

Dax / Castres : 3-35
Leicester Tigers / Castres : 24-14

LA STAR : Chris Masoe

Ancien joueur des Wellington Hurricanes, il compte 20 sélections chez les All Blacks et deux victoires dans les Tri-Nations en 2006 et en 2007. C'est fort de cette carte de visite impressionnante qu'il arrive dans le Tarn en 2008. Il signe alors pour deux saisons. Et son arrivée va malheureusement correspondre à la saison noire du club, on se doute que le joueur avait envisagé un autre scénario. Pour autant, il n'a pas cherché de porte de sortie, fidèle à son engagement. Il demeure un joueur exceptionnel, un troisième ligne de haute volée, habitué des joutes internationales. Son expérience du plus haut niveau est assurément un plus pour son équipe. Puissant, solide, joueur, il s'est frotté aux meilleurs du monde et est une pièce maitresse de l'effectif tarnais.

LE JOUEUR A SUIVRE : Ibrahim Diarra

Il fait partie du petit groupe de joueurs montalbanais qui ont choisi de suivre les deux Laurent dans leur aventure tarnaise. "Ils me font confiance et me font progresser, leur projet m'a plu" , explique Diarra pour justifier ce choix. Et il l'a fait pleinement conscient que "la concurrence va être rude". Un défi qui devrait le pousser à exiger encore plus de lui-même. Présent avec les France A lors de la Coupe des Nations en juin en Roumanie, il est suivi de près par le staff des Bleus, qui l'a sélectionne une fois lors du tournoi des VI Nations 2008. S'il n'a pas encore confirmé sa dimension internationale, sa venue à Castres pourrait être une bonne rampe de lancement pour lui Son entorse contractée face à Leicester, va perturber ses débuts castrais.

LE DEPART QUI FAIT MAL : Lionel Nallet

Qui tient la barre au CO ? Lionel Nallet, capitaine emblématique présent à Castres depuis six saisons, a quitté le club pour rejoindre les parisiens du Racing Metro. Plus que tout le reste, cela marque vraiment la fin d'une époque, une page se tourne à Pierre-Antoine. L'aura et le leadership du capitaine Nallet vont sans doute laisser un vide dans les rangs castrais, le temps qu'un autre joueur s'impose et récupère les clés du camion avec l'aplomb nécessaire pour remplacer une figure pareille. Lors des matchs amicaux, les coachs ont confié le capitanat aux deux demi de mêlées, à savoir le jeune international Tillous-Borde, et l'enfant du pays Jérôme Albouy.

LES MOUVEMENTS

Arrivées : Travers (entr. Montauban) - Labit (entr. Montauban) - Nicolas (Bourgoin) - Coetzee (Racing-Metro)- Caballero (Montauban) - Rolland (Montauban) - Audrin (Montauban) - Diarra (Montauban) - Albouy (Stade français) - Miralles (Casi) - Garcia (Clermont) - Cabannes (Biarritz) - Andreu (Toulon)

Départs : K.Senio (Clermont) - Nallet (Racing-Metro) - Lagardère (Wasps) - McCall (Saracens) - Carballo (fin de contrat) - Gaillard (Directeur sportif, arrêt) - Davidson (Entraineur Ulster) - Mazars (Bayonne) - Faure (Biarritz) - Terrain (Biarritz) - Gaston (arrêt) - Fleming - Milford - Pelenise - Tomiki (Carcassonne) - Amadou (Prêt Oyonnax) - Bias (fin de contrat) - Sayman (Mazamet) - Lagardère
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CS BOURGOIN J

TOUR D'HORIZON

Bourgoin fait partie des meubles dans l'élite, que le club isérois a rejoint en 1981. Pendant une dizaine d'années, entre le milieu des années 90 et le milieu des années 2000, le CSBJ s'était même imposé comme un ténor du championnat, régulièrement qualifié pour les demi-finales. Mais depuis quelques saisons, doucement mais sûrement, presque inexorablement, les Berjalliens glissent dans la hiérarchie. Et pas dans le bon sens... A force de se voir dépouiller de ses internationaux par des rivaux mieux armés économiquement, Bourgoin flirte de plus en plus dangereusement avec la zone rouge. La saison passée, le coup est passé très près. Même s'ils espèrent prolonger la bonne dynamique de la fin de saison (trois victoires et un nul sur les six dernières journées et une finale en Challenge Européen), tout indique que les Ciel et Grenat évolueront sensiblement dans les mêmes eaux cette année, surtout avec les départs de Morgan Parra et Yann David, les deux joyaux de la couronne. Le groupe est jeune, non dénué de talents, mais dans ce Top 14 qui va toujours plus vite et toujours plus haut, les sommets n'en finissent plus de s'éloigner pour Bourgoin. Un motif d'espoir, toutefois: les matches de préparation ont été encourageants, avec une victoire contre les Brumbies et un nul face au Stade Français.

MATCHS AMICAUX

Bourgoin / Brumbies : 20-12
Lyon / Bourgoin : 27-0
Bourgoin / Stade Français :20-20

L'OBJECTIF

Il est simple: le maintien. Bourgoin s'est retrouvé avec une jambe au-dessus du précipice la saison dernière, avant d'éviter la chute in extremis. Avec les départs de Parra et David, le CSBJ s'attend à nouveau à souffrir cette année. Plus que jamais, même. "Pour nous, l'objectif est clair. C'est le maintien, avoue Xavier Péméja. Le championnat sera très dur, encore plus que l'an passé". Le Top 14 s'annonce effectivement plus compact encore que la saison dernière, avec deux promus solides et le renforcement d'une équipe comme Toulon, à la lutte pour le maintien l'an passé. "Le premier match contre Clermont sera capital. Il faudra le gagner pour être de suite dans une dynamique positive", juge le coach isérois.

LA STAR: BENJAMIN BOYET

"Benji" est un peu le dernier des Mohicans à Pierre-Rajon. A 30 ans, il va entamer sa 13e saison au club. Le demi d'ouverture est un des rares internationaux à ne pas avoir encore quitté le navire. Boyet a connu des hauts et des bas ces dernières saisons, à l'image du club, mais il demeure un des leaders du groupe. Quand il parvient à élever son niveau de jeu sur les sommets qui lui avaient permis de s'installer en équipe de France, Boyet tire Bourgoin vers le haut. Avec le départ de Parra, il devra (re)prendre encore davantage de responsabilités, aussi bien dans le jeu que dans son rôle de guide, sur et en dehors du terrain.

LE JOUEUR A SUIVRE: John Senio

Quand le départ de Morgan Parra a été acté, Bourgoin a dû se mettre sur la piste de son remplaçant. Le CSBJ est convaincu d'avoir effectué le bon choix en recrutant John Senio. Le Samoan, contraint d'évoluer dans l'ombre de Pierre Mignoni à Clermont, souhaitait trouver davantage de temps de jeu pour s'exprimer. C'est pour cette raison qu'il a décliné l'offre de Paris. "Quand l'opportunité de venir à Bourgoin s'est présentée, je n'ai pas longtemps hésité", avoue-t-il. Ses premières sorties sous son nouveau maillot, en amical, ont confirmé au staff la justesse de leur choix. A Clermont, il s'est montré efficace chaque fois qu'on a fait appel à lui. S'il parvient à afficher une telle régularité sur la durée, le CSBJ n'aura pas à regretter de l'avoir fait venir.

LE DEPART QUI FAIT MAL: MORGAN PARRA

En perdant Morgan Parra, le CSBJ a tout simplement perdu son meilleur joueur. Il incarnait le présent et l'avenir du club. Aujourd'hui, il appartient au passé, laissant derrière lui un vide béant. On ne remplace pas aisément le demi de mêlée de l'équipe de France, surtout quand on ne dispose pas des moyens de Toulouse ou Paris. D'autant que malgré son jeune âge, Parra était déjà devenu un leader incontournable. Son départ était devenu inévitable, les ambitions du joueur n'étant plus en adéquation avec les possibilités du club. Mais pour Bourgoin, le coup est rude, même si les dirigeants et le staff ont eu le temps de s'y préparer.

MOUVEMENTS

Arrivées: Senio (ASMCA) - Charlet (Bourg-en-bresse) - Di Bernardo (Leeds) - VanZyl (Afrique du Sud) - Vuli-Vulli (Queensland)

Départs: Parra (Clermont) - David (Toulouse) - M. Nicolas (Castres) - Fèvre (Oyonnax)
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RC TOULON

TOUR D'HORIZON

Toulon. Son stade Mayol, son public, son histoire, son Pilou-Pilou. Son identité. Son président, aussi. Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, le Rugby Club Toulonnais tient une place à part dans le rugby hexagonal et ne laisse personne indifférent. Hier comme aujourd'hui. L'an dernier, le RCT était un promu en Top 14. Plein d'ambitions, certes, mais promu quand même. Après une première moitié de saison très décevante, lui qui se voyait déjà en cador s'est longtemps retrouvé dans une position délicate au classement. Mêlée friable, collectif sans identité, pourcentage de réussite au pied à la limite du ridicule, les Varois ont traîné comme autant de boulets des lacunes rédhibitoires à ce niveau. Pourtant, le talent était là, incontestablement. Puis, dans le dernier tiers de la saison, Toulon s'est trouvé une équipe et l'ensemble a commencé à tourner dans le bon sens. Une victoire en forme de déclic contre Mont-de-Marsan, sans doute le match charnière, en a annoncé d'autres, plus prestigieuses, comme celle face à Toulouse, au Stade Vélodrome. Après avoir frôlé le pire, Toulon a donc peut-être réussi le plus dur en assurant son maintien. Mourad Boudjellal a retenu la leçon. Pour structurer son club, et se protéger, il a recruté Philippe Saint-André. Le savoir-faire de l'ancien manager de Sale, nommé "président sportif", doit permettre au club de franchir un cap et de se rapprocher des sommets en aiguillonnant le tandem d'entraineurs, Tana Umaga et Aubin Hueber.

L'OBJECTIF

Pour la deuxième saison de l'ère Boudjellal dans le Top 14, le maintien ne saurait constituer un objectif suffisant. Un simple coup d'oeil à l'effectif suffit à mesurer l'ambition du club. Le RCT a certes perdu des pions importants, comme Jerry Collins, Orene Ai'i, Yoann Maestri ou Martin Jagr. Mais les noms dans la colonne arrivées ont de quoi impressionner. A commencer par Jonny Wilkinson. Le héros anglais des Coupes du monde 2003 et 2007 n'a que très peu joué depuis deux ans. Incontestablement, c'est un énorme pari. Mais si son corps le laisse tranquille (et c'est un énorme "si"), il a tout pour adorer Toulon, et vice-versa. Entre lui et Felipe Contepomi, le RCT ne devrait plus avoir de problèmes de buteurs, même si l'Argentin, blessé, manquera les premiers mois de la saison. Et ce n'est pas tout. Les Clermontois Pierre Mignoni et Laurent Emmanuelli rentrent au pays, le centre gallois Jamie Robinson arrive alors que Saint-André a ramené dans ses bagages Lamont, Bruno et Fernandez-Lobbe. Beaucoup de grands noms, beaucoup de trentenaires, qui devront apporter leur expérience. Au total, 17 joueurs ont été recrutés et 15 sont partis. Cela fait beaucoup de changements. C'est un risque. Mais si la mayonnaise prend, le RCT doit pouvoir lorgner sur la sixième place, synonyme d'Europe et de phase finale. La préparation, très encourageante, a en tout cas gonflé les troupes à bloc.

MATCHS AMICAUX

RCToulon / CA Brive : 9-3
RCToulon / Racing Metro 92 : 33-19
Toulon / Brumbies : 20-6

LA STAR: Joe Van Niekerk

Oui, Jonny Wilkinson est une star mondiale du rugby. Le demi d'ouverture anglais est un peu aux années 2000 ce que Jonah Lomu fut à la décennie précédente. Oui, son arrivée sur la Rade est un des évènements de l'année dans le monde de l'Ovalie, et pas seulement en France. Mais si Wilko est une immense star de ce sport, la grande vedette du RCT d'aujourd'hui, l'idole de Mayol, c'est Joe Van Niekerk. Et ça ne se discute pas. Meilleur troisième ligne centre du Top 14, le Sud-Africain en est, peut-être, aussi, le meilleur joueur tout court. Quand la classe naturelle se double d'une âme de leader et d'un engagement de tous les instants, ça donne Van Niekerk. Le peuple rouge et noir ne pouvait que tomber sous le charme de JVN. Ce grand joueur est aussi devenu début 2009 un vrai capitaine, capable de fédérer autour de lui tout un groupe. "Captain Joe" a signé jusqu'en 2012 avec Toulon. Une aubaine pour le président Boudjellal, qui tient là une perle rare.

LE JOUEUR A SUIVRE: Pierre Mignoni

Si Toulon a perdu un pur produit maison (voir ci-dessous), Pierre Mignoni a lui choisi d'effectuer le chemin inverse. Près de 10 ans après son départ, voilà le demi de mêlée international de retour sur la Rade. "C'est sympa de retrouver Mayol et de remettre le maillot toulonnais", a confié l'ancien Clermontois. C'est surtout très sympa pour le RCT de retrouver un joueur de sa trempe à un poste clé. Mignoni vient apporter toute son expérience et son leadership. Il est un de deux qui doivent permettre aux Toulonnais de franchir un cap cette saison.

LE DEPART QUI FAIT MAL: Yoann Maestri

Plus qu'un joueur, c'est un symbole qui a quitté Toulon. Certes, Yoann Maestri n'était pas un titulaire incontournable au RCT. Mais c'est un fils de Besagne qui s'en va. Un produit maison, qui incarnait l'avenir, celui d'un minot au destin de futur international. Au milieu d'une impressionnante légion étrangère, il devait représenter l'autre visage du RCT. Mais quand Toulouse s'est positionné pour recruter le deuxième ligne avec l'idée d'en faire, à terme, le successeur de Fabien Pelous, Toulon n'a pas pu résister bien longtemps. Maestri avait pourtant prolongé son contrat jusqu'en 2011 quelques mois plus tôt.

MOUVEMENTS

Arrivées: Saint-André (entr., Sale) - Bruno (Sale) - Mignoni (Clermont) - Emmanuelli (Clermont) - Lea'aetoa (London Irish) - El Abd (Bristol) - Contepomi (Leinster) - Ryan (Munster) - j.M. Fernandez-Lobbe (Sale) - R. Lamont (Sale) - Djoudi (Brive) - Chesney (Saracens) - Senekal (Golden Lions) - Wilkinson (Newcastle) - J. Robinson (Cardiff) - May (Newcastle) - Marienval (Lyon) - Loamanu (Saitama, Japon)

Départs: Castle (Western Force) - Ai'i (Japon) - Pisi (Japon) - Maestri (Toulouse) - Liebenberg (Stormers) - Ribes (Brive) - Collins (Ospreys) - Koyamaibole (Sale) - Vidal (Grenoble) - Mariner - Chouquet - Jagr (Bordeaux) - Toevalu (Mont-de-marsan) - Andreu (Castres) - Labadze, Grimaud (Aix) - Imbert (Grenoble) - Galasso (La Seyne) - Larrouy (Saint-Jean-de-Luz)
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MessagePosté: Ven 14 Aoû 2009, 13:24
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RACING METRO

. TOUR D'HORIZON

Frustré d'avoir raté in extremis la montée en 2008 (défaite en finale d'accession contre Mont-de-Marsan), le Racing a reculé pour mieux sauter en 2009. Dominateurs d'un bout à l'autre de la saison, les hommes de Pierre Berbizier ont été sacrés champions de Pro D2 de manière incontestable, suite logique d'une montée en puissance enregistrée ces dernières années. Le club du président Lorenzetti va maintenant devoir s'ancrer au plus haut niveau de manière durable. L'effectif a été renforcé de façon spectaculaire avec les arrivées de Sébastien Chabal, Lionel Nallet ou François Steyn, pour ne parler que des recrues les plus célèbres. Avec une douzaine d'arrivées contre seulement trois départs, le Racing a voulu associer quantité et qualité. Il va créer l'évènement, à n'en pas douter. Reste à opérer au plus vite l'amalgame entre la base de l'effectif qui évoluait en Pro D2 et les nouvelles stars. Ce ne sera pas le plus simple.

MATCHS AMICAUX

RCToulon / Racing Metro 92 : 33-19
USAP / Racing Metro 92 : 20-23

. L'OBJECTIF

Pour tout promu en Top 14, l'objectif prioritaire est le maintien. Mais, à l'instar de Toulon la saison dernière, le Racing ne sera pas tout à fait un promu comme les autres cette année. Comme le RCT, le club parisien est porté à la fois par le poids de son histoire et celui de ses moyens économiques. "On a l'ambition de rivaliser avec les meilleurs", admet Jacky Lorenzetti. Du coup, les Ciel et Blanc espèrent déjà figurer dans la première moitié du classement. Et quand on sait que les six premiers disputeront les phases finales... Mais attention, l'exemple toulonnais doit servir d'exemple, et même de leçon: le RCT était tombé de haut en début de saison dernière, avant de dévoiler tardivement son réel potentiel. Les Parisiens ne devront jamais oublier d'où ils viennent. L'idée est d'assurer au plus vite le maintien, afin de pouvoir regarder devant.

. LA STAR : Sébastien Chabal

Son retour en France constitue l'évènement de l'été. Sébastien Chabal a choisi de s'établir à Paris. Le challenge offert par le Racing lui plait, et il va retrouver son pote Lionel Nallet. Au plan économico-médiatique, c'est une affaire en or pour Lorenzetti. A lui seul, Chabal focalise l'attention. Sportivement, le Racing récupère aussi un international à 50 sélections, ressorti sans doute plus fort et plus complet de son passage à Sale. Mais il sera attendu partout. Pour ses débuts sous le maillot parisien, à, Mayol, le public toulonnais lui a offert une énorme bronca et "Caveman" a dû essuyer quelques gros plaquages. On ne passera rien au grand barbu. C'est aussi ça, l'a rançon de la gloire. Mais Chabal a du répondant, non?

. LE JOUEUR A SUIVRE: REMY VAQUIN

Moins people que Chabal, moins glamour que Steyn, moins capé que Nallet, Rémy Vaquin est presque passé inaperçu dans la longue liste des recrues du Racing. Mais l'ancien troisième ligne de la Rochelle a pourtant tout de la bonne pioche. Le Racing le voulait absolument. Peu utilisé à Clermont, il avait décidé de se relancer en Charente-Maritime. Son abattage l'a rapidement propulsé au rang d'idole à Marcel-Deflandre. A Paris, il devra encore franchir un cap et confirmer en Top 14 le potentiel entrevu à l'étage inférieur.

. LE DEPART QUI FAIT MAL: MICKAEL COETZEE

Ce sont plutôt les arrivées qui ont marqué les esprits que les départs cet été du côté de Colombes. Le Racing a perdu un minimum de joueurs. Parmi les rares cadres du précédent exercice ayant quitté les lieux figure néanmoins le pilier sud-africain Mickael Coetzee. Pièce importante du pack parisien l'an dernier (26 matches dont 18 titularisations), il a effectué le chemin inverse de Lionel Nallet pour rejoindre le Castres Olympique.

. MOUVEMENTS

Arrivées: Fortassin (Montauban), Nallet (Castres) - Chabal (Sale) - Steyn (Sharks), Noirot (Biarritz), Orlandi (Rovigo), Cronje (Biarritz), Baïocco (Montpellier), Vaquin (La Rochelle) - Saubade (stade français) - Culine (Agen) - Masi (Biarritz) - Taione (Harlequins)

Départs: Coetzee (Castres) - Gérard (Marseille) - Chkaidze (Montpellier) - Héhéa (Lyon) - Valbon (arrêt) - Joly - Russel- Dubois (Massy) - Vulakoro- Dicka- Collazo (entraîneur jeunes, Racing-Métro 92)
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SC ALBI

. TOUR D'HORIZON

Une histoire singulière que celle du Sporting Club Albigeois. Le club tarnais a en effet retrouvé l'élite seulement un an après l'avoir quittée pour raisons administratives. Le coup avait été dur à encaisser à la fin de la saison 2007-2008 alors que sur le plan sportif, les hommes d'Eric Béchu avaient obtenu leur maintien. Problèmes financiers, départs de plusieurs joueurs L'exercice 2008-2009 s'annonçait compliqué. Et les Albigeois ont réussi l'exploit qui semblait impossible. Courage et abnégation auront été les maîtres mots d'un groupe qui est parvenu à s'offrir un billet pour les phases finales de Pro D2. Deux succès au forceps contre La Rochelle puis Oyonnax et revoilà Albi en Top 14. "Nous sommes en phase de reconstruction. Mais cela ne veut pas dire que nous allons tout changer, au contraire", explique Eric Béchu. Evidemment, l'équipe tarnaise fait figure de petit poucet mais le staff s'appuiera sur un groupe stable, constitué essentiellement de revanchards.

. L'OBJECTIF

Le maintien, rien d'autre que le maintien. Sur le papier, Albi apparaît certainement comme la formation la moins armée du championnat. Mais elle comptera sur les vertus qui ont toujours fait sa force pour assurer son maintien. Simplicité, mental, combat "Nous sommes conscients de ce qui nous attend", note Eric Béchu de manière lucide. Et en effet, la lutte risque d'être rude pour les Tarnais. Mais pour parvenir à son objectif, le staff comptera également sur l'orgueil de ses troupes. Des joueurs qui auront à c&oeligur de prouver que leur place se trouve bien en Top 14. L'opération maintien passera par un très bon parcours à domicile.

. MATCHS AMICAUX

Albi / Toulouse : 17-43
Roumanie / Albi : 7-26
Sale Sharks / Albi : 19-22

. LA STAR : Lucas Borges

L'effectif albigeois ne compte pas dans ses rangs une pléiade de stars. Bien au contraire. Mais l'arrivée de l'ailier argentin Lucas Borges, qui évoluait l'an passé à Dax, est à souligner. L'international puma (26 sélections, 13 essais) de 29 ans sera tout d'abord chargé d'apporter son expérience du haut niveau à la formation tarnaise. Celui qui a notamment évolué pendant deux saisons au Stade français pourrait aussi se montrer décisif. Grâce à sa vitesse et ses appuis de feu, il est en effet capable de déstabiliser une défense et de trouver des intervalles improbables. Donc de décanter certaines situations.

. LE JOUEUR A SUIVRE: Vincent Clément

Il est à la fois l'âme et le cerveau de l'équipe albigeoise. Toujours irréprochable sur le terrain, le capitaine, qui a largement prouvé son attachement au club tarnais, est également essentiel en dehors. Il est tout simplement le leader de ce groupe, capable de tirer tout le monde vers le haut. Son rôle a été primordial dans la fabuleuse saison albigeoise l'an passé. Mais au-delà de ses qualités de meneur, Vincent Clément est aussi un excellent troisième ligne centre. Remarquable défenseur, exemplaire en touche, il est un joueur complet et efficace. Assurément, le maintien d'Albi passera par de bonnes performances de son élément moteur.

. LE DEPART QUI FAIT MAL: Nicolas Grelon

La plus belle réussite albigeoise durant l'intersaison aura été de conserver un groupe stable. Aucun départ parmi les joueurs cadres ou régulièrement titulaires. Il n'y a donc finalement aucun départ qui fait vraiment mal. Mais celui du pilier Nicolas Grelon est tout de même à noter. Certes, il a très peu joué la saison passée mais sa grande expérience lui réservait un statut particulier au sein de l'équipe tarnaise. En effet, le joueur de 31 ans, passé par Auch, Montauban, Perpignan ou Montpellier a connu le haut niveau et pouvait apporter tout son savoir faire à ses coéquipiers. Il a signé en Fédérale 2, à Argelès-sur-Mer.

. MOUVEMENTS

Arrivées: Denêtre - Ponnau - Sore (Agen) - Fourcade (Tarbes) - Correia (Stade français) - Borges (Dax)- Vainqueur (Stade français) - Poujol (Béziers) - Fournil (Narbonne) Vervoort (Toulon)

Départs: Krezinski (Mazamet) - Grelon (Béziers) - Saintenac (Colomiers) - Meyer (AFS) - Fougedoire - Meurin

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